Friday, August 29, 2008

Le retour

A l’heure où ces lignes sont écrites, la plus grande partie des musiciens est déjà arrivée en Europe, après une traversée sans encombre, et roule dans les cars qui les attendaient à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. On espère que Liège les attendra avec le soleil (?)…
Un autre groupe, dont Pascal Rophé, a pris un autre vol qui faisait escale à Sao Paulo et qui devrait arriver dans l’après-midi à Paris.

Mais, comme rien n’a été épargné aux nerfs de Malik Vrancken et Erwan Milczarek, le trajet Rosario-aéroport de Buenos Aires (300 kilomètres) en car aurait pu tourner au cauchemar. L’un des cars, pas de première jeunesse, est tombé en panne sèche (pas d’essence,  d’eau !!) au beau milieu de l’autoroute et de la pampa argentine. Seule solution, que les deux autres cars qui étaient déjà quelques kilomètres plus loin rebroussent chemin et viennent “récupérer” le groupe abandonné… Il a fallu parlementer, menacer, imposer (merci Erwan !) pour qu’il en soit fait ainsi. L’un des organisateurs (c’est un bien grand mot pour ce qui le concerne !) disait, comme à son habitude: “ça va aller”…Des témoins dignes de foi se sont demandés si Erwan n’allait pas lui faire subir un mauvais sort !

Mais tout est bien qui a bien fini; les cars sont arrivés deux heures avant l’embarquement à l’aéroport de Buenos Aires. Grâce au sang-froid de nos organisateurs à nous. Merci Malik, merci Erwan !

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Thursday, August 28, 2008

Dernier concert à Rosario

Voilà c’est fini ! Le dernier concert de la tournée s’est achevé il y a quelques heures dans la très belle salle El Circulo, un théâtre à l’italienne inauguré en 1904, à Rosario, une ville d’un million d’habitants au nord-ouest de Buenos Aires.

Les abords de la ville évoquent - selon le soliste de la soirée qui partageait notre voiture depuis Buenos Aires - une ville russe. Ni très beau, ni trop moche. On est loin des grandes métropoles qu’on a visitées jusqu’à présent. Et pourtant le préjugés tomberont vite. C’est à Rosario qu’on a trouvé le magasin de disques le mieux pourvu, avec un rayon classique à faire pâlir de jalousie la FNAC de Liège (!), et c’est à Rosario qu’on a trouvé, malgré une moyenne d’âge nettement en hausse, le public le plus enthousiaste et fervent.

Du coup, ce dernier concert - fatigant pour tous, 300 km séparant Buenos Aires de Rosario - a été exceptionnellement réussi. Fringants Carnaval romain et concerto pour trompette de Hummel (Sergei Nakariakov attendu par une vingtaine de fans qui voulaient tous se faire photographier avec lui !), et une symphonie de Franck d’anthologie.

Quelques heures de sommeil avant de reprendre le chemin de l’aéroport de Buenos Aires et ce jeudi après-midi d’embarquer dans les avions qui vont ramener toutes les troupes en Europe. Resteront beaucoup de très bons souvenirs…

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Wednesday, August 27, 2008

Buenos Aires II



On devient répétitif à force de qualifier cette tournée de formidable, concert après concert. Ce mardi soir, c’était, en plus, la dernière fois avec Susan Graham. Elle n’avait pas fait les choses à moitié, oubliant gorge prise, grippe, elle nous fit un Berlioz sublime, et une séguédille de Carmen aguicheuse en diable. Et, en coulisses, elle eut droit à une nouvelle ovation de la part des musiciens. Elle m’a promis de revenir chanter à Liège avec l’orchestre, nous avons même déjà choisi l’oeuvre (un autre chef-d’oeuvre de musique française !)

Berlioz et son Carnaval romain, Franck et sa symphonie, conquirent le public installé à tous les étages. En deux soirées, l’OPL et Pascal Rophé auront triomphé devant plus de 3500 personnes…

Hier mardi matin, l’organisation locale avait prévu une visite guidée de Buenos Aires. Le petit groupe qui s’était levé tôt n’a pas regretté cette découverte intelligente d’une cité décidément attachante.

Vue du 23e étage de l’hôtel Panamericano “la plus grande avenue du monde”

La république “libre” de La Boca (jumelée à celle d’Outremeuse ??) siège du mythique club et stade de football de Maradona



La très belle église baroque Notre Dame du Pilar

Notre guide devant la tombe d’Eva Peron au Cimetière de la Recoleta (le Père Lachaise de Buenos Aires)


Même une église orthodoxe nichée dans le quartier de San Telmo est la preuve que Buenos Aires a accueilli toutes les nationalités du monde.

Le quartier de Puerto Madeiro en pleine expansion.

Ce soir nous donnons le dernier concert de la tournée à Rosario, et pour être conformes à notre réputation en Amérique Latine, nous avons appris hier que l’un des hôtels où nous devons loger… a partiellement brûlé ! Décidément…

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Tuesday, August 26, 2008

Les Nuits de Buenos Aires

Pas encore de photos du concert d’hier soir au Coliseo de Buenos Aires, ni de la réception offerte par S.Exc.Koenrad Rouvroy et son épouse à la résidence de l’Ambassade de Belgique, dans le très beau quartier de Palermo, mais une certitude: une soirée de plus à marquer d’une pierre blanche.

L’acoustique - ingrate pour les musiciens sur scène - mais parfaite pour les auditeurs dans la salle (1800 places), ajoutait encore au talent des musiciens et de leur chef dans Franck et Debussy. Et, même encore grippée, Susan Graham nous a donné des Nuits d’été bouleversantes. On ne se lasse pas d’entendre cet absolu chef-d’oeuvre de Berlioz (et de Théophile Gautier !).

Séverine Meers, qui n’est pas du voyage, mais suit fidèlement les comptes-rendus de nos concerts dans la presse et les médias, m’envoie ce matin (à Buenos Aires il n’est que 8h30 !) ce message:

“À Sao Paulo, il y a eu un compte-rendu dans le Estadao de Sao Paulo, voici le lien :

http://www.estadao.com.br/estadaodehoje/20080822/not_imp228564,0.php

D’après ce que je peux comprendre, le journaliste a bien aimé la première partie, aussi bien la chanteuse que l’orchestre, mais a trouvé la Symphonie de Franck trop germanique, brucknérienne.

À Rio, l’équipe me fait savoir qu’il n’y a pas eu de critique pour l’instant. Pas sûr qu’il y en ait.

Le sujet d’Olivier Ubertalli - correspondant de la RTBF en Amérique du Sud - est passé ce matin sur Musiq’3 (8h10), La Première (journal parlé de 9h) et VivaCité (Liège Matin) au journal de 8h30.

Le plus simple est d’aller sur le site général www.vivacite.be, sélection « écoutez toute l’info de VivaCité »… et on peut choisir l’interview de J.P.Borboux (lundi 8h30) ou le sujet d’Olivier Ubertalli (mardi 8h30).

Bonnes pensées à vous tous ! sympa de voir les photos du repas sur le blog !

Séverine”

Ce matin l’organisateur des concerts de Buenos Aires a proposé à l’orchestre un tour de la ville en bus. Initiative très bienvenue.

 

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Monday, August 25, 2008

Tango surprise


Il est, depuis quelques années, de tradition d’offrir à tout l’orchestre un dîner amical en fin de tournée. Ces soirées engendrent rarement la monotonie. Il se trouve que pour des raisons d’horaire et de capacité hôtelière il a été, cette fois-ci, inenvisageable d’organiser ce banquet à Rosario, où nous donnons le dernier concert de la tournée mercredi soir. C’est donc ce dimanche, dans le cadre prestigieux du restaurant de l’hôtel Panamericano de Buenos Aires, que nous avons organisé ces agapes.

Moment d’émotion lorsqu’il s’agit d’honorer un collègue qui fait sa dernière tournée. Yvan Wirth est depuis longtemps un musicien, un altiste, une personnalité respectée de l’orchestre. Il m’a confié que sa retraite serait normande. Il a été chaleureusement applaudi par ses collègues. Quant à la photo ci-dessus à droite, on perçoit chez la jeune musicienne vêtue de bleue (au centre de la photo) une certaine appréhension: je viens de citer son nom, Lisbeth Driegelinck,  et d’annoncer sa titularisation comme 2e flûte solo à partir du 1er septembre. La vie d’un orchestre en somme: ceux qui partent, ceux qui arrivent, et en fin de compte un formidable groupe humain.
Formidables, ils le sont tous (photo ci-dessous): Malik, Erwan, Alex, Pierre, Olivier, Grégory, ovationnés de très longues minutes par tout l’orchestre. Sans eux, rien ne serait possible.

Ce sont des experts qui regardent ce couple de danseurs de tango - la surprise de la soirée ! -.

Ensuite, il fallut se dévouer pour essayer d’imiter péniblement ces fabuleux danseurs. Si Maria Osinska fit une fois de plus la démonstration de ses talents de danseuse, si son mari Philippe Uyttebroeck se tira sans mal d’un langoureux tango avec la danseuse, on n’en dira pas autant de la prestation improvisée du directeur général qui trouva en sa partenaire Anne-Marie Denutte une aide précieuse pour ne pas totalement déchoir aux yeux des musiciens !!!
 

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Sunday, August 24, 2008

Farniente à Montevideo


Samedi de repos à Montevideo, détente bienvenue pour l’équipe de régie et les musiciens, dans une ville à taille humaine que plusieurs ont bien aimé découvrir. Point de ralliement pour une grande partie de l’orchestre, le marché du port, grande halle couverte où se côtoient des dizaines de bistrots, restaurants, baraques à viande rôtie dans une ambiance très conviviale.


Un samedi après-midi où les grandes artères de la capitale uruguayenne étaient quasi-désertes, les magasins étant fermés dès 13h. Seul point de rassemblement, en dehors de la vieille ville et du port, le Palais de la Culture.

Et ce dimanche, c’était jour de voyage entre Montevideo et Buenos Aires. Traversée en bateau, sur une mer d’huile, et à l’arrivée une température quasi-estivale, et inattendue à Buenos Aires à cette période de l’année, 18°.

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Saturday, August 23, 2008

La baraka


Place de l’Indépendance à Montevideo, l’hôtel des musiciens est à 200 mètres de la salle

Le concert de l’OPL est en couverture du journal musical national

Très belle salle à l’italienne, le Teatro Solis de Montevideo est le plus ancien d’Amérique latine (1856)

Nul n’imaginait qu’une tournée en Amérique du sud serait une partie de plaisir, même si tout avait été minutieusement préparé à l’avance. L’incendie de Sao Paulo pour commencer, un changement de dernière minute d’hôtel à Rio (l’incident peut sembler mineur, mais quel stress - bien inutile - pour l’organisation), et après un voyage sans encombre Rio/Montevideo, une autre “bonne nouvelle” ce vendredi matin: le camion transportant les instruments est bloqué en Argentine. Et nul ne peut dire à quelle heure il arrivera à Montevideo…ni même s’il arrivera dans la journée. J’apprendrai beaucoup plus tard dans la soirée, de la bouche d’un diplomate, qu’un seul pont sur le Rio de la Plata, entre l’Argentine et l’Uruguay, est autorisé aux poids lourds… et qu’un accident s’est produit au milieu du pont, créant un gigantesque bouchon. Dans ce genre de circonstance, bien malin qui aurait pu prédire quand le trafic reprendrait…

A 18 heures, heure prévue pour une répétition, sous le regard perplexe de Pascal Rophé et Malik Vrancken, il faut annoncer aux musiciens que, peut-être, sans doute, probablement, le fameux camion - dont on sait alors qu’il est bien en Uruguay - devrait arriver vers 19h. Or le début du concert est prévu à 19h30. Donc pas de répétition possible. Tout le monde accepte de se jeter à l’eau (c’est le cas de le dire avec La Mer de Debussy au programme !!). L’équipe technique fait des prodiges pour sortir les instruments et monter la scène en un temps record. Le concert commencera avec 1 heure de retard seulement. Les plus anciens se rappellent qu’en 1998, à Sao Paulo, un incident du même genre était survenu, et que le concert avait débuté avec plus de deux heures de retard…
Mais il sera dit que l’OPL a la baraka…

Notre chère Susan Graham a failli renoncer à chanter.. non pas à cause du retard, mais parce que sa voix lui joue de mauvais tours. Le professionnalisme et le talent ont pris le dessus, et personne ne s’est aperçu que ses Nuits d’été étaient un peu en retrait de ce qu’elle nous avait offert à Sao Paulo. Il était cependant exclu qu’elle chante la séguédille de Carmen en bis.

Vraiment peu de place pour se mouvoir dans des coulisses envahies par les décors du Trouvère à l’affiche du Teatro Solis

Un public très dense, pas une place de libre, une moyenne d’âge plutôt élevée, mais un accueil extrêmement chaleureux pour l’OPL et Pascal Rophé, et un programme que tous s’accordaient à trouver beaucoup trop rare dans ces contrées (outre La Mer et Les nuits d’été, le Chasseur maudit de Franck).

P.S. Pardon pour cette mise en ligne très tardive de ce “billet”, mais le site blog.com a été inaccessible une bonne partie de ce samedi.

Posted by Jean-Pierre Rousseau in 22:33:36 | Permalink | Comments (2)

Friday, August 22, 2008

No comment

Au fil des derniers jours, bien des photos ont été prises. Un aperçu de quelques à-côtés de la tournée.


Un directeur de production, Malik Vrancken, toujours sur la brêche !


Réglage des derniers détails avec la Régie (de g.à d. Pierre Navette, Alex Renwa, Erwan Milczarek et Olivier Erdei)


Pascal Rophé avec J.P.Borboux et J.L.Votano. Avec un jeune fan à la fin du concert de Sao Paulo


Une tournée c’est aussi beaucoup d’avions, d’aéroports, de transferts.
Et même pas le temps de monter sur le Pain de Sucre à Rio !


Certains seraient bien restés plus longtemps sur le sable blond de Copacabana..

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Thursday, August 21, 2008

Arrivés à Montevideo

Longue journée de transit de Rio à Janeiro à Montevideo. Tout le monde est bien arrivé. Partis à 8 h ce matin de l’hôtel (13 h à Liège), sommes arrivés à 17h30 (22h 30) à l’aéroport de Montevideo (Uruguay) après une longue escale (près de 3 heures) à Porto Alegre.
Plus de détails demain. Promis !

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Wednesday, August 20, 2008

Trop court

C’est le cri unanime des musiciens pour qualifier le séjour de l’orchestre à Rio de Janeiro. Arrivés sans encombre de Sao Paulo en début d’après-midi, par un temps estival, tous avaient envie de découvrir (pour la plupart) ou de revoir (pour les “anciens” de la tournée de 1998) les lieux mythiques d’une ville qui fait à juste titre rêver. Par chance, transferts à l’hôtel (en plein centre, à 100 mètres du théâtre municipal), prise des chambres s’étant déroulés dans des délais très serrés, on avait deux à trois heures de libres pour aller qui à Ipanema ou Copacabana, qui au sommet du Corcovado (le Christ géant de Paul Landowski étant parfaitement dégagé des nuages qui le cernent d’ordinaire), qui dans les vieilles rues du Centro.
Quelques audacieux furent quittes d’une bonne frayeur, l’une de nos jeunes violonistes s’étant retrouvée dans les bras de puissants secouristes après avoir tenté de jouer les filles de l’onde. Les vagues sont traîtres et plaquent plus d’un imprudent sur le sable blond. On m’a même rapporté qu’un célèbre chef d’orchestre, Pascal R., avait aussi profité quelques dizaines de minutes d’une chaise longue bienvenue sur Ipanema.

Mais personne ne manquait à la répétition de fin d’après-midi, avec un nouveau soliste, le formidable virtuose de la trompette, Sergei Nakariakov, qui fait des difficultés du concerto de Hummel un jeu d’enfant.

Pas une salle ne ressemble à une autre, et autant l’opéra de Sao Paulo sonnait mat, voire sec, autant la scène de celui de Rio de Janeiro donne à l’orchestre un relief, une densité, une puissance qu’on n’imagine pas d’emblée dans un théâtre à l’italienne.

Le public de Rio est aussi beaucoup plus chaleureux, latin, que celui de Sao Paulo qui, comme les publics nord-américains, s’empresse de quitter la salle sitôt les dernières notes tombées. Ici, Franck et la symphonie ont bénéficié d’une longue ovation, Nakariakov a déchaîné les plus jeunes spectateurs. Et l’OPL comme Pascal Rophé donnaient comme un goût de “revenez-y” aux organisateurs du concert; l’invitation est déjà lancée pour un prochain retour à Rio;;;

Posted by Jean-Pierre Rousseau in 22:53:33 | Permalink | Comments (2)